Tête, coeur et corps

Tête, coeur et corps

Le coeur dit oui et la raison dit non. Il arrive des situations où nous sentons plusieurs personnages en nous. L'être humain est composé d'un corps, visible de l'extérieur, et d'une intériorité faite du coeur et de la tête. Dans cette approche, on peut donc représenter ces trois parties :

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Tête, coeur et corps

Ces trois parties (tête, coeur et corps) correspondent physiquement à trois parties du cerveau : le néo-cortex, le cerveau limbique et le cerveau reptilien.

La tête

La tête représente notre capacité à analyser des situations, à faire jouer notre esprit critique. La tête comprend aussi nos connaissances et les valeurs que nous avons. Si vous demandez à quelqu'un où il se situe dans son corps, il montrera souvent du doigt la tête, plus précisément entre les deux yeux. C'est là que se situe notre pensée rationnelle et notre volonté. Il s'agit en effet du néo-cortex, auquel nous devons nos capacités d'abstraction. Les mathématiques sont l'exemple même de la tête.

Mais parfois, nous n'avons pas la tête à ça... Notre tête est perturbée par autre chose. Mais quoi ?

Le coeur

Le coeur décrit l'ensemble des émotions et des sentiments que nous éprouvons (il ne s'agit pas de l'organe physique mais plutôt du cerveau limbique). Le coeur est particulièrement sensible à la présence des autres, aux relations que nous entretenons (ou pas) avec eux. Si on compte combien de sentiments différents il existe, on trouve plusieurs centaines dans la langue française (admiratif, alerte, amoureux, amusé, apaisé, attendri, attentif, aux anges, béat, bienveillant, bouleversé, etc et là, ce n'était que le début d'une liste !). Nous ressentons des émotions et nous nous laissons parfois déborder par celles-ci. L'amour et la haine sont deux classiques, dont la littérature et l'art sont remplis.

Nous avons le droit d'avoir des émotions. Il est plus difficile d'en prendre conscience et de les exprimer. Nous vivons nos émotions, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons. Il est souvent inutile de blâmer l'autre, de s'emporter contre quelqu'un, alors que ce que cette colère traduit - ou trahit - est plutôt un manque d'affirmation de soi. Ainsi du bouc émissaire qui peut être la personne sur qui on décharge ses propres frustrations.

Lorsqu'on vit une situation pénible, on a souvent intérêt à se poser la question : "Que se passe-t-il en moi ?"

Il est alors bon d'écouter son coeur et ses (bonnes) raisons.

Le corps

Le corps n'est pas seulement l'objet de l'athlète. Chacun est en relation intime avec son corps. Il concerne notre cerveau reptilien. Le corps est animé par les pulsions (et les répulsions !) et les besoins physiologiques (eau, sommeil, air, nourriture...). Notre corps s'exprime aussi par les sensations physiques. Par le corps, je vis, j'agis et je réagis. Je me sens vivant(e). L'image qu'on a de son propre corps peut être mal vécue, surtout à l'adolescence où de grands changements se font. L'anatomie préoccupe, nouvelle et inconnue : une chair nouvelle.

Equilibre entre tête, coeur, et corps : relations épanouies

Notre culture occidentale de ce début de troisième millénaire met l'accent sur nos facultés de raisonnement, d'analyse et d'esprit critique. Nous en oublions parfois nos émotions et notre corps que nous habitons et que nous sommes aussi. C'est pourquoi on parle de plus en plus d'intelligence émotionnelle par exemple.

Les choix que nous faisons dans nos vies sont facilités si nous écoutons les voix de la tête, du coeur et du corps.

Il semblerait que la réussite d'une relation affective soit un équilibre entre tête, coeur et corps. Certains stéréotypes affirment que surtout à l'adolescence, les filles sont davantage tournées vers le coeur (relationnel) alors que les garçons s'intéressent davantage au corps (et à leur virilité). Ceux qui sont plongés dans leur têtes sont parfois désignés comme "intellos".

Qui suis-je ?

Que voyons-nous de l'autre en premier ? Que cache-t-il en lui ? Qui est-il vraiment ? Un modèle en trois cercles pour décrire la personne :

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Look, carapace et noyau

Le look

Lorsque nous rencontrons quelqu'un pour la première fois, nous voyons son apparence physique, sa tenue, mais aussi ses attitudes (le langage corporel). On pourrait nommer cela le look, c'est l'extérieur.

La carapace

Lorsqu'une conversation s'engage, on ne livre pas tout de soi tout de suite. On présente à l'autre une carapace. Cette carapace peut contenir une bonne dose d'humour, puissant moyen de lutter contre une souffrance. L'épaisseur de cette carapace varie en fonction de son âge. A certains moments de notre vie, elle peut être toute fine et nous nous dévoilons plus facilement aux autres. Il nous arrive aussi de "mettre" notre carapace lorsqu'un propos nous heurte ou nous agresse : en psychologie, il s'agit des mécanismes de défense

Le noyau

Il y a aussi une personne à qui on livre son intimité. C'est notre noyau. La personne de confiance peut être le ou la meilleur(e) ami(e), celui ou celle qui est l'élu du coeur et qui peut dire de nous : "je te connais par coeur".

Une petite partie du noyau n'est peut-être même pas dévoilée à quelqu'un, on pourrait y voir ce que nous remettons à Dieu dans nos prières.

Il arrive aussi que nous connaissions mal notre propre noyau : nous nous surprenons à réagir de façon inattendue face à un propos ou une situation.

La majorité de nos relations s'arrêtent à notre carapace, et à celle de l'autre. Il est rare d'arriver au stade privilégié du noyau, de livrer son noyau ou d'entrer dans celui de l'autre. L'écoute de l'autre doit respecter ce noyau, et ne pas faire intrusion dans la vie intime de l'autre par des questions trop personnelles.

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  Tête, coeur et corps, publié par nina67 le 8 Décembre 2015
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Nina67
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