Ce vumètre se branche simplement sur le haut parleur et n'a besoin d'aucune alimentation. Il n'utilise aucun circuit intégré (LM3915, comparateur LM324, etc...). Ses 10 LED s'allument au fur et à mesure que la tension d'entrée (entrées "HP") augmente. Pour un haut parleur de 8 Ohms, la 1ère LED indique 0.15WRMS et la dernière 200WRMS (40V efficaces). Schéma du vumètre 10 LED sans alimentationOn voit ci dessous le schéma du vumètre. Il ne comporte que les LED et de l'électronique discrète.Schéma du vumètre 10 LED sans alimentationCe schéma se décompose en 3 parties, de gauche à droite :- Redressement- Création d'un potentiel de référence + 1ère LED- Commande des 9 LED restantes RedressementLe signal aux bornes du haut parleur est alternatif. L'amplitude dépend de la puissance souhaitée ! La tension est redressée par D4/C1 ainsi que par D5/C2. On forme ainsi un "doubleur de tension" (encadré vert). R13 limite les pics de courant appelés sur l'ampli.Création d'un potentiel de référenceUn potentiel de référence est nécessaire pour les bases de T3, T4, ..., T11. LD1, T1 et R1 créent une source de courant (encadré rouge) qui alimente l'ensemble D1 et D2 en série. Aux bornes de cet ensemble existe donc une tension stable (puisque le courant est constant, et qu'en plus, aux bornes d'une diode, la tension varie peu en fonction du courant). Par ailleurs, T2, R2 et D1/D2 constituent une autre source de courant qui alimente LD1. Cela régule la tension aux bornes de LD1 et donc le courant issu de T1. Ces 2 sources de courant imbriquées l'une dans l'autre donnent un courant très stable sur une très large plage de tension d'entrée. En effet, elles se régulent mutuellement leur tension de référence qui définit le courant (tension aux bornes de LD1 et tension aux bornes de D1 et D2 en série). Ce montage fonctionne dès que la tension d'entrée est suffisante (2V environ). LD1 s'allume alors et indique une puissance audio de 0.15W dans le haut parleur. Une fois allumée, sa luminosité ne varie presque pas en fonction de la puissance audio, ce qui est agréable à l'oeil ! La résistance R12 assure une mise en conduction de T1 et T2, sinon, ils pourraient restés bloqués tous les deux, car le montage forme un bistable.LD1 sert astucieusement à la fois de référence de tension pour T1 et de première LED du vumètre !T1 et T2 s'échauffent un peu en fonctionnement. Il faut les espacer un peu sur le circuit imprimé. Commande des LED du vumètreLes transistors T3 à T11 sont montés en source de courant : leur base est à un potentiel de référence fixe et leur émetteur est relié à la masse via une résistance (150 Ohm). Lorsque la tension du rail (anodes communes des LED) augmente, la diode D3 puis les Zener ZD1 à ZD8 deviennent passantes au fur et à mesure. Les LED correspondantes s'allument et leur courant est défini (limité) par les transistors respectifs (T3 à T11). Une source de courant est en réalité un limiteur de courant.Les LED sont traversées par un courant de 2 ou 3mA. Elles doivent avoir un bon rendement.Caractéristiques- Consommation de 25mA lorsque toutes les LED sont allumées- Graduation de 0.15W à 200W pour un haut parleur de 8 Ohm. Il faut graduer de 0.3W à 400W pour un haut parleur 4 Ohm.- La couleur des LED est au choix de l'utilisateur ! Avantages de ce vumètreCe vumètre ne nécessite aucune alimentation extérieure, ni aucun composant rare. Pas de LM3915, ni LM324 ! De plus, la luminosité des LED est remarquablement constante sur toute la plage 0.15W à 200W.
Les ampoules à LED sont très répandues et consomment très peu d'électricité ! Mais comment les LED sont-elles connectées ? Ci dessous, on voit le schéma typique d'une ampoule à LED. Il est facile de réaliser soi même ce circuit.Condensateur de 330nF monté en "capacité chutrice" dans une ampoule à LEDLe secteur traverse tout d'abord le condensateur de 330nF (type X2). Ce condensateur fonctionne en résistance qui limite le courant. On l'appelle parfois "capacité chutrice" ou "capa chutrice". En effet, c'est lui qui encaisse la chute de tension entre le secteur et le pont redresseur. L'impédance d'un condensateur vaut : Z = 1 / (2.Pi.C.f)Z : impédance en OhmsC : capacité en Ff : fréquence en HzPour 50Hz et 330nF, l'impédance vaut environ 9650 Ohms. Sous une tension de 230V alternatifs, ce condensateur laisse passer un courant de 230/9650 = 23.8mA. Si la tension aux bornes du pont n'est pas négligeable, la tension aux bornes du condensateur sera réduite d'autant et le courant le traversant aussi.La résistance de 470kOhm en parallèle avec la capa de 330nF sert à la décharger lorsqu'on a débranché l'ampoule à LED.RedressementLe redressement est confié à 4 diodes 1N4007. C'est classique et d'autres diodes équivalentes font bien l'affaire.LissageLe condensateur de 100uF est chimique et polarisé. Sa tension de service est fonction du nombre de LED insérées en série. Si on met 20 LED bleues, vertes ou blanches en série, la tension s'établit autour de 62V (3.1V par LED). Avec des LED jaunes, oranges ou rouges, la tension s'établit autour de 38V (1.9V par LED). Cela dépend de la tension directe Vf aux bornes de chaque LED (pour un courant de 20mA) On peut placer autant de LED qu'on veut en série, avec un maximum d'environ 50. Au delà, il faut recalculer la capacité chutrice pour augmenter le courant dans les LED jusqu'à 20mA.En pratiqueUne ampoule à LED de 1W possède souvent 18 ou 20 LED de 5mm transparentes ("waterclear") et consomme environ 1W. Attention, avec les 20mA alternatifs appelés sur la prise, la consommation est de 230 x 0.020 = 4.6VA. Seul les 1W (puissance active) consommés sont facturés... LED d'une ampoule à LED : transparentes et diamètre 5mmRemarques sur le montage "capacité chutrice"- Si l'ensemble des LED a un faux contact, la tension aux bornes du condensateur chimique va grimper dangereusement et tendre vers 320V (secteur redressé). Si on reconnecte alors les LED, elles seront alimentées par une tension excessive qui les fera toutes claquer d'un coup !- En fonctionnement normal, aucune résistance de limitation n'est nécessaire en série avec les LED puisque la limitation est faite grâce à la capa chutrice (qui ne chauffe pas, contrairement à une résistance)- Lors du branchement à la prise, le pic de courant (la capa chutrice est initialement vide) est absorbé par le condensateur de 100uF. Les LED ne craignent donc rien. Même avec un condensateur de 10uF, le pic est absorbé. - Aucune isolation électrique entre les LED et le secteur - Mais pas de transfo, aucun échauffement, montage très simple... Donc ampoule à LED pas chère et légère !
Voici un redresseur sans diode et sans seuil très simple. Sur le schéma, un seul ampli op tel que le LM358 et 4 résistances créent un redresseur double alternance. La tension de sortie vaut 1/3 de la valeur absolue du signal d'entrée.Schéma du redresseur à ampli op sans diodeEn vert (LM358 avec R1 et R2), le montage inverseur classique. Le circuit se comporte différemment selon le signe de la tension d'entrée Ve.Choix de l'ampli opPour le redresseur sans diode, il faut un ampli op dont la plage de tension d'entrée s'étend jusqu'à son alimentation négative (potentiel le plus bas). La plage de tension d'entrée du LM358 convient pour cette applicationde : de -0.3V à +Vcc quand il est alimenté entre 0V et +Vcc. Par ailleurs, sa tension de sortie saturée (Vsat) basse doit être proche de l'alimentation négative, ici la masse : 20mV maximum (pour 1mA de courant de sortie), ce qui est très faible. C'est une tension Vce sat (saturation du transistor bipolaire de sortie).Cas où la tension est positiveLorsque la tension d'entrée est positive, l'ampli op est saturé. Sa tension de sortie (V1) est donc nulle. Vs est le résultat de Ve atténuée par le pont diviseur R3 et R4. La valeur de R4 doit être le double de celle de R3.On obtient donc Vs = 1/3.VeCas où la tension est négativeCette fois ci, l'ampli op fonctionne en inverseur. Son gain est défini par le rapport -R2/R1 et vaut -1. Vs est une moyenne pondérée de V1 (qui vaut -Ve) et de Ve. Etant donné que R4 = 2.R3, la pondération s'écrit :Vs = 2/3.V1 + 1/3.VeVs = -2/3.Ve + 1/3.Ve (car V1 = -Ve)Vs = -1/3.Ve On peut résumer les 2 cas (Ve>0 et Ve Vs = 1/3.|Ve| Fonction de transfert du redresseur double alternance Plage de fonctionnementPour éviter que l'ampli en fonctionnement inverseur sature, on limitera la tension d'entrée à -12V. La limite supérieure pour Ve dépend de la tension différentielle maximale que les entrées du LM358 supportent.La plage idéale de tension est donc -10V .Limites du montageLa tension de sortie est un peu faussée par Vsat qui n'est pas tout à fait nulle.L'impédance de sortie du montage est élevée (R3//R4).ConclusionLes résistances peuvent être choisies librement mais avec les contraintes :R2 = R1R4 = 2.R3 (c'est l'astuce du montage !)Dans ce cas, la tension de sortie Vs vaut :Vs = 1/3.|Ve|C'est un redresseur double alternance qui a l'avantage d'avoir la même référence des potentiels que la tension d'entrée, contrairement à un pont à 4 diodes.Applications possiblesCréation de signal d'erreur si le signal s'écarte trop de zéroDoublement de fréquenceFonction valeur absolue
Ce redresseur double alternance présente une impédance d'entrée constante que la tension d'entrée soit positive ou négative. On peut fixer le gain en valeur absolue et l'impédance d'entrée. Le schéma est le suivant :Le principe de ce montage repose sur l'aiguillage de la tension d'entrée Ve sur l'une ou l'autre entrée de l'ampli op en fonction de son signe :Il y a deux diodes (de préférence identiques) qui permettent d'envisager deux cas.Cas où Ve est positiveLa tension Ve est orientée sur l'entrée non inverseuse. La diode non représentée est bloquée. R2 ne joue donc aucun rôle et n'est pas représentée. L'ampli op fonctionne alors en non inverseur. Le gain Vs/Ve est défini par 1+R4/R3. Avant de calculer Vs, il faut retrancher la tension de seuil de la diode (0.6V environ). En fait, on a donc : Vs = (1+R4/R3).(Ve-0.6V) pour Ve>0.6V Vs = 0 pour 0 L'impédance d'entrée vaut R1.Cas où Ve est négativeLa tension Ve est orientée sur l'entrée inverseuse. La diode non représentée est bloquée. R1 ne joue aucun rôle et comme les courants d'entrée de l'ampli op sont nuls, l'entrée non inverseuse est au potentiel de la masse (0V). L'ampli op fonctionne alors en inverseur. Le gain est défini par -R4/R2. Etant donné que l'entrée inverseuse est à 0v (v- = v+ en mode linéaire), la résistance R3 a une tension nulle à ses bornes. Elle ne joue donc aucun rôle. En fait, il faut retrancher la tension de seuil de la diode à la tension Ve. La tension de sortie Vs vaut donc : Vs = (-R4/R2).(Ve-0.6V) pour Ve Vs = 0 pour -0.6V L'impédance d'entrée vaut R2.Dimensionnement des résistancesOn choisit l'impédance d'entrée du montage. L'impédance d'entrée vaut tantôt R1, tantôt R2. On choisit donc R1=R2.On fixe le gain A du montage. La valeur absolue du gain du montage inverseur vaut :|A| = R4/R2D'où :R4 = A.R2D'après le montage non inverseur, on a :A = 1 + R4/R3A = 1 + A.R2/R3D'où finalement :R3 = R2.A/(A-1)Choix de l'ampli opLe choix de l'ampli op n'est pas critique, il doit être alimenté par une tension symétrique. On peut prendre le classique TL071 ou TL072...Fonction de transfertAvec les valeurs choisies, le gain vaut 3 (en valeur absolue). La tension de seuil des diodes (0.6V) crée un décalage de la courbe de la fonction de transfert :ConclusionCe montage présente une impédance d'entrée qui ne dépend pas du signe de la tension et qu'on peut choisir. R3 et R4 sont calculées en fonction du gain A souhaité. R1 = R2 = impédance d'entrée souhaitéeR4 = A . R2R3 = R2 . A /(A-1)Applications possiblesCréation de signal d'erreur si le signal s'écarte trop de zéroDoublement de fréquenceFonction valeur absolue
Le redressement sans seuil à ampli op est un montage très classique et ne repose que sur une diode et un ampli op. La résistance R représente la charge du montage.Voici le schéma du redresseur (ou redressement) sans seuil :On constate qu'il y a une diode dans la contre réaction et que la sortie du montage est prise sur l'entrée inverseuse et non sur la sortie de l'ampli op ! Ce montage se comporte différemment selon le signe de la tension d'entrée.Cas où Ve est négativeImaginons d'abord qu'il s'agisse d'un montage suiveur (la diode est remplacée par un fil). Dans ce cas, aucun courant ne peut traverser la résistance R parce que la diode est bloquée. La tension de sortie Vs est donc nulle (loi d'Ohm Vs = R.I). L'entrée inverseuse est ainsi à potentiel nul 0V alors que l'entrée non inverseuse est connectée à Ve (Ve négative). La sortie de l'ampli op est donc à -Vsat (comparateur). La diode est bien bloquée !On a donc Vs = 0 si Ve Cas où Ve est positiveImaginons d'abord qu'il s'agisse d'un montage suiveur (la diode est remplacée par un fil). Dans ce cas, la tension de sortie a tendance à être positive. Comme la rétroaction a lieu sur l'entrée inverseuse, l'ampli op fonctionne en régime linéaire. On a donc V+ = V-. La tension de sortie Vs est ainsi égale à Ve très exactement. L'ampli op compense la chute de tension aux bornes de la diode (0.6V environ).Par exemple, Si Ve = 3V, l'ampli op créera 3.6V à sa sortie de façon à avoir 3V sur son entrée inverseuse, c'est à dire la sortie du montage.On a donc Vs = Ve si Ve > 0.On peut résumer les 2 cas en écrivant :Vs = max (Ve, 0)Si l'entrée est une tension sinusoïdale au cours du temps, la tension de sortie prend l'allure suivante :Il s'agit d'un redressement mono alternance sans seuil.Certains montages font erreur en proposant leur redresseur sans seuil. C'est le montage de gauche qui est correct, pas celui de droite (qui n'assure pas Vs = Ve puisque Vs et V- diffèrent de la tension de seuil...)Diode retournéeEn retournant la diode, on récupère l'alternance négative et l'alternance positive est bloquée (Vs = 0).On a alors :Vs = min (Ve, 0)Applications possibles du redresseur sans seuilDémodulation de signaux AM (filtre passe bas nécessaire en aval)Détecteur de crêteRedressement de signaux de faible amplitude
Ce schéma de limiteur audio ne comporte aucun transistor Mosfet ou Jfet ou ampli à transconductance délicat à comprendre et à utiliser. Sa variation de gain ne repose que sur des diodes.Pour éviter une saturation excessive de l'ampli audio qu'on utilise, on souhaite avoir une amplitude de sortie qui varie avec l'amplitude d'entrée comme sur le graphique ci dessous :Il ne s'agit pas de la tension instantanée, mais de la valeur efficace. Le limiteur n'écrête pas le signal d'entrée, mais l'atténue dans sa globalité, comme si on tournait le bouton de volume de l'ampli pour "baisser le son".Principe du limiteur audioLe limiteur repose sur un pont diviseur à 2 résistances. La résistance commandée agit sur l'atténuation de la sortie. Plus cette résistance est faible, plus la sortie est atténuée. Le but est de garantir une atténuation variable qui s'adapte à la tension d'entrée.La résistance commandée se base sur la variation de résistance dynamique d'une diode dans le "coude" de sa caractéristique. La résistance dynamique Rd (en Ohms) d'une diode est donnée par la relation :Rd = 0.026V / I (à 25°C)I est le courant (en Ampères) qui circule dans la diode (en sens passant).La plupart des limiteurs décalent la valeur moyenne du signal (par une capacité de liaison pour polariser un transistor) , ce qui peut créer un gênant "ploc" ou "toup" dans les enceintes lorsqu'ils entrent en action. Un montage symétrique basé sur 2 diodes permet d'éviter cela. Chaque diode est connectée à une tension variable de façon symétrique : +Vc et -Vc.Schéma et étude du limiteur de puissance audio simpleVoici le schéma du limiteur audio (tant attendu) :Tout d'abord, on constate qu'il y a 5 diodes en série. Ceci garantit une faible distortion du signal jusqu'à une amplitude de 1.5V à 2V crête. On a une marge par rapport à une sortie de lecteur CD (1V crête max) ou de PC portable (encore plus faible).Le schéma du limiteur audio se décompose en blocs.La tension Vref est une tension continue réglable. C'est le seuil du limiteur audio. Si on le règle à 1.5V, le signal audio sera limité en sortie entre 1.5V et -1.5V (amplitude crête à crête). Fonctionnement du limiteur audio : Si le signal audio d'entrée ne dépasse jamais (en crête) la tension Vref, la sortie du comparateur IC1 est toujours au niveau bas. Pour la simplicité, il n'y a pas d'hystérésis sur IC1. La tension de commande Vc issue du détecteur de crête est nulle. Les diodes sont bloquées et il n'y a pas d'atténuation. En fait, il y a un peu d'atténuation parce que l'impédance d'entrée de l'ampli branché au limiteur forme un pont diviseur avec R1+R2 (11kOhms).Si le signal audio d'entrée dépasse Vref, le comparateur bascule au niveau haut, et charge C1 via R3 et D1 (détecteur de crête). La tension Vc monte à quelques Volts(2 à 5V typiques). Symétriquement, l'ampli inverseur (IC2) crée une tension -Vc. L'atténuation variable entre en action (encadré orange) et réduit l'amplitude du signal de sortie jusqu'à ce que l'entrée non inverseuse atteigne tout juste Vref.Lorsque le signal audio d'entrée rediminue, C1 se décharge à travers R4 (impédance d'entrée de l'inverseur) et R7 en série avec les 5 diodes. La constante de temps doit être choisie assez faible pour que l'atténuation cesse assez vite (0.2 à 0.5s environ = "temps de relâchement" = "release time") si le niveau audio d'entrée redescend à une valeur convenable. Mais elle doit être assez grande pour que sur une fréquence de 20Hz, Vc varie peu et que l'atténuation soit constante sur une période (50ms). Sinon, il y aurait une forte distortion du signal audio.La régulation de la tension crête maximale a lieu au point milieu entre R1 et R2. Cela signifie qu'une fois le limiteur entré en action, plus le niveau d'entrée augmente, plus le niveau de sortie baisse, de telle sorte qu'entre R1 et R2, le niveau reste constant. Avec le rapport R1/R2, une augmentation de 1V du niveau d'entrée entraîne une diminution de 0.1V du niveau de sortie. C'est à dire que si on continue à "augmenter le son" sur la table de mixage par exemple, le son réduira légèrement d'intensité au fur et à mesure. C'est un choix de prudence. R2 peut être remplacée par un fil. Diminution du niveau de sortie quand le niveau d'entrée augmente : limiteur audio "prudent" LED du limiteur audio (en option !)Une LED peut indiquer que le limiteur est en action. R9 définit le courant maxi dans la LED. La LED est reliée au - de l'alim de l'ampli de puissance pour éviter de consommer du courant sur l'alim négative des ampli op. Tout l'encadré violet peut être supprimé si on ne souhaite pas cette option !Atténuation maximaleL'atténuation maximale est obtenue avec une tension Vc élevée (5V environ), il reste toujours R7 et R8 si la résistance dynamique des diodes tend vers zéro. Le modèle équivalent est alors R7//R8 connectées à la masse.Le gain vaut alors : 1.65/(1.65+11) = 0.13L'atténuation maximale vaut -18dB (=20log(0.13)). Cette valeur est largement suffisante. En pratique, on obtient -15 ou -16dB d'atténuation maximale.Si on continue à augmenter le niveau audio d'entrée, le niveau audio de sortie sera proportionnel à l'entrée. Le limiteur ne limitera "pas plus".Ampli op du limiteur audioOn peut choisir un TL072 qui a l'avantage de contenir 2 ampli op en un boitier. Le choix n'est pas critique. Remarquons que le signal audio ne passe pas par les amplis op !Alimentation du limiteur audioIl faut alimenter les ampli op (ou le TL072) et créer la tension de seuil VrefLa mise en cascade de 2 diodes zener fournit une tension très stable (6.73V à 25V d'alim, 6.75V à 50V d'alim).Vref se règle par potentiomètre en fonction de la tension maxi que l'ampli peut envoyer aux haut parleurs). La tension +25...50V correspond à l'alimentation de l'ampli de puissance qu'on utilise (eh oui, il faut ouvrir l'ampli). On peut aussi utiliser une petite alim externe de 2 VA.L'article suivant présente quelques résultats du limiteur audio.
Cet article présente un ampli audio ultra simple et économique ! Il repose sur des astuces électroniques particulières qui lui donnent sa simplicité tout en assurant sa fiabilité. Plan de l'article : - Schéma de l'ampli- Fonctionnement de l'ampli- Nomenclature Schéma de l'ampli Le schéma de l'ampli pour une alimentation +/-40V (125W efficaces / 4Ohms): Il s'agit d'un seul canal. Pour un ampli stéréo, on duplique le montage. Fonctionnement de l'ampli - Etage d'entrée Le signal audio arrive à la base de T1 via le condensateur de liaison C1. R1/C1 forme un filtre passe haut pour éliminer les fréquences indésirables et inaudibles. Pour la sono où le rendement est privilégié, on préfère couper vers 30Hz : ici, la fréquence de coupure vaut 1/(2.Pi.R1.C1) = 34Hz. - Etage différentiel (T1) Un seul transistor (T1) remplace l'habituelle "paire différentielle" ! La contre réaction (C3, R4 et R5) est connectée à son émetteur. C'est plus simple et tout aussi efficace ! Cependant, la tension Vbe de T1 induit un décalage (0.7V typique) ainsi que la tension aux bornes de R5 (0.6V typique). Cette tension vaut R5xIb(T2). Le courant de base de T2 est en effet égal au courant d'émetteur de T1. La tension de sortie se trouve donc environ 1.3V plus haut que la base de T1. La tension aux bornes de R1 est négligeable. On doit donc compenser en décalant la base de T1 de -1.3V : C2 assure une liaison dynamique à la masse. P1 doit être réglé pour obtenir 0V en sortie au repos (pas d'offset). Les tensions statiques sont donc théoriquement (pour +/-40V) : - Gain de l'ampli Dans la bande passante de l'ampli, le gain est défini par 1+R5/R4 et vaut 30 dans le montage. On peut le modifier en jouant sur R4 - Amplificateur en tension C'est l'ensemble T2, R8, R7, R6 et C4.R6, R7 et C4 créent une source de courant par montage Bootstrap. Le courant est fixé à 7mA pour le montage. C4 doit être suffisamment grand pour qu'aux plus basses fréquences audio, la tension à ses bornes ne varie pas sensiblement. T2 est l'ampli en tension à proprement parler, dont le collecteur est "chargé" par la source de courant Bootstrap. - Ampli au repos Aucun courant de base ne va vers l'étage de sortie. T2 est traversé par le courant issu de la source de courant. - Ampli en fonctionnement Lorsque du courant sort de la sortie (tension de sortie positive), le Darlington NPN consomme un courant de base. Pour l'exemple, il vaut 3mA : T2 est traversé par le "reste" des 7mA, soit 7-3=4mA. En butée, T2 se bloque si T3 dévie la totalité des 7mA. Lorsque du courant rentre dans la sortie (tension de sortie négative), le Darlington PNP renvoie un courant de base. Pour l'exemple, il vaut 3mA : T2 est traversé par la somme des courants (Ib(T3) + source de courant), soit 3+7=10mA. En butée, R9 et les deux diodes vont limiter le courant traversant T2. T2 devient alors une "source" de courant, c'est à dire un limiteur de courant. La tension aux bornes de R9 peut monter jusqu'à 0.6V environ, ce qui correspond à 18mA environ. - Polarisation de l'étage de sortie : "Vbe multiplieur" Ici, pas de montage à transistor et potentiomètre pour créer le décalage entre les bases des Darlington ! Une simple résistance de 270 Ohm, traversée par 7mA fournit 1.9V à ses bornes. Cette valeur de 1.9V doit être respectée à 0.05V près (1.85 à 1.95V). Par symétrie des Darlington, cette tension en deux Vbe proches pour la partie NPN et la partie PNP. A la base de T3, on obtient donc, au repos, 1.9/2 = 0.95V. On assure le blocage de T3 et T4 en ne mettant que 1.9V entre leurs bases, la conduction commence vers 2.3V (valeur à 25°C et qui diminue de 8mV/°C). Une légère distorsion de croisement existe mais n'est pas critique. C5 (220uF min.) lisse les variations liées à des variations brutales de la tension de sortie (transitoire de courant lié à C6 lors d'un front descendant brutal de la tension de sortie). - Calcul de R6 et R7 Le courant qui traverse R6 et R7 est fixé à 7mA. On applique la loi d'Ohm : R6+R7 = (Vcc-0.95V) / 0.007Pour +/-40V, R6+R7 = (40-0.95) / 0.007 = 5.58kOhm On répartit la somme R6+R7 trouvée en deux valeurs proches.Ici, R7 = 3kOhm et R6 = 2.7kOhm - Etage de sortie C6 et C7 stabilisent l'ampli en termes de marge de phase (et diminuent le slew rate, mais ce n'est pas dérangeant pour les applications audio). Il faut les placer au plus près des transistors de sortie. L'étage de sortie est formé des Darlington TIP142 (100V, 10A, 125W, hfe=1000) et TIP147 mais on peut aussi créer soi même un Darlington discret si l'alimentation dépasse +/-45V. Il n'y a pas de résistances d'émetteur (typique 0.22Ohm...0.47Ohm/5W). C'est un ampli Classe B "pure et dure". Donc haut rendement, pas de pertes énergétiques au repos. Nomenclature T1 : Bc556 si Vcc50VT2 : MJE340, 2SC3116, ou tout autre modèle qui a Vce>2Vcc, Ic>50mA, Ptot>0.9W Transistors de sortie T3/T4TIP122/TIP127 jusqu'à 50WRMS/4Ohms (Alim jusq'à +/-25V)TIP142/TIP147 jusqu'à 125WRMS/4Ohms (Alim jusqu'à +/-45V)2SC5200/2SA1943 (puissance)+2SC3117/2SA1249(drivers) jusqu'à 200WRMS (Alim +/-55V) Mise en parallèle nécessaire pour plus de puissance... Résistances : 1/4W sauf R6 et R7 (1W)Condensateurs/Tensions de service minimales :C2 : 100uF/6.3VC3 : 100uF/6.3VC4 : 100uF/50V (vcc/2...)C5 : 220uF min./6.3VC6 : 4.7nF/ 200V (condensateur Y 250V~ optimal) Alimentation : +/-25V à +/-80V, attention aux transistors de sortie ! La puissance de sortie dépend de l'alimentation, de la puissance nominale du transfo mais peu des transistors de sortie. Résultats typiquesTransfo 2x30V 160VA (alim +/-44V à vide) : 130W RMS / 4Ohms, 80W RMS / 8Ohms.